Communiqué de presse

Le Collectif InterAssociatif des Aidants familiaux dont l’Unaf demande aux pouvoirs publics que les droits actuels des aidants soient maintenus

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Le Collectif InterAssociatif des Aidants familiaux (CIAAF) a pris connaissance du projet de loi instituant un système universel de retraites. Entre 8 et 11 millions d’aidants sont fréquemment dans l’obligation de mettre entre parenthèses leur carrière, de manière temporaire ou définitive. 58 % des aidants déclarent que l’aide est un frein pour leur carrière et 54 % un obstacle pour leur évolution salariale. Le fait d’être aidant se répercute donc sur le calcul du montant de leur retraite. Et cette réforme aura des conséquences directes sur ce montant.

Le CIAAF se félicite de la simplification introduite par l’ouverture automatique des droits à la retraite au titre du bénéfice d’allocations : compléments d’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH), Allocation Journalière de Présence Parentale, Allocation Journalière du Proche Aidant, Allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.

Il salue l’élargissement des droits à la retraite pour deux catégories de bénéficiaires : les parents d’enfant en situation de handicap dont le taux d’incapacité est compris entre 50 et 79 % dans les conditions permettant d’ouvrir droit aux compléments d’AEEH ; les bénéficiaires de l’allocation d’accompagnement d’une personne en fin de vie.

Le CIAAF s’inquiète néanmoins du lien fait avec les prestations, compte tenu des nombreuses situations de non-recours actuelles, notamment l’AEEH ou la PCH (Prestation de compensation du handicap). Il souligne l’enjeu d’une communication importante sur ces nouveaux droits pour les aidants non bénéficiaires des prestations.

De plus, malgré ces avancées, la fin des majorations de trimestres et la fin du bénéfice d’un départ en retraite à taux plein sans justifier de la durée requise à 65 ans comme c’est actuellement le cas, fait craindre une forte diminution du montant des retraites de nombreux aidants, et par effet rebond une précarité croissante.

C’est pourquoi le CIAAF demande que :

Le CIAAF constate que des droits aujourd’hui existants, comme le droit à retraite anticipée pour les parents d’enfant handicapé fonctionnaires, ne trouvent pas de transposition dans le nouveau système universel de retraite.

Le CIAAF appelle le législateur à intervenir pour qu’aucun aidant ne soit perdant dans ce nouveau système universel de retraite.