Communiqué de presse

Plafonnement des frais bancaires pour incidents : les promesses non tenues des banques

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En décembre 2018, les banques se sont engagées devant le Président de la République à plafonner à 25 euros les frais d’incidents bancaires pour les clients en grande difficulté financière. L’Union nationale des associations familiales (Unaf) et l’Institut national de la consommation/60 Millions de consommateurs (INC/60) ont mené une enquête clients mystères du 5 juin au 27 juillet 2019 pour vérifier si leurs promesses étaient tenues.

78 % des interdits bancaires et des clients surendettés ne bénéficient d’aucun plafonnement de leurs frais

« 60 » et l’Unaf ont demandé à 104 particuliers en difficulté, interdits bancaire, surendettés ou ayant de faibles revenus et d’importants frais pour incidents de rencontrer leur conseiller dans huit réseaux bancaires : BNP-Paribas, La Banque postale, Société générale, LCL, Banques populaires, Caisse d’épargne, Crédit mutuel et Crédit agricole. Objectif : vérifier si la banque plafonnerait leurs frais pour incidents. Le bilan est navrant !

Certains conseillers ont tenté de trouver des solutions en augmentant les découverts autorisés. Mais d’autres ont aggravé la situation en tentant de vendre des garanties contre les accidents de la vie, ou en supprimant l’autorisation de découvert ce qui démultiplie le risque de frais.

Conclusion, l’engagement de plafonner n’est pas appliqué pour la grande majorité des clients noyés sous les frais d’incidents. Pour rappel, ce sont 8 millions de personnes qui subissent chaque mois des frais d’incidents bancaires. Compte tenu des 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires généré par ces frais d’incidents, il faut cesser de compter sur la bonne volonté des banques et enfin passer par une disposition législative contraignante pour que la promesse faite en pleine crise des gilets jaunes soit effectivement tenue.